Accueil > Actualités > Véritable mais vraisemblable Tunisie

Véritable mais vraisemblable


Tunis le 12 Août 2019

Croyez-vous tout ce qu’on vous dit ? Doit-on dire toute la vérité, rien que la vérité ? Faut-il se justifier alors qu’il suffit de valoriser ? Les professionnels de la communication sont passés maitres dans l’aménagement des arguments. Ce n’est pas qu’ils veuillent à tout prix vous tromper. Ils ont des objectifs, et ne sont pas tenus de dire la vérité. Paraître vraisemblable demande bien plus de subterfuges. Il faut parvenir à narrer une certaine vérité qui satisfait un maximum de personnes. L’objectif étant le rapprochement entre l’image voulue (par l’émetteur) et de l’image perçue (par le récepteur). Car pourquoi chercher d’autres explications si celle fournie me convient ? On se complait dans une situation. Le vraisemblable nous fait du bien et rassure. Lorsqu’on choisit une photo pour illustrer une affiche, certains éléments prédominent comme la beauté de l’image ou simplement sa composition graphique. Si ce n’est pas exactement ce quoi ressemblera l’événement, ce n’est pas grave. C’est à cela qu’on veut que les participants croient. Quand on isole des chiffres plutôt que d’autres en conférence de presse, on ne ment pas aux journalistes mais on omet ceux qui déforcent notre présentation. Après tout, ils n’iront peut-être pas lire la note en bas de page du dossier de presse. Ce que je choisis de montrer sera ce qui sera retenu. Je vous propose une lecture d’un tout. Un extrait qui vous donnera envie de me croire. D’où l’importance de construire un discours le plus vraisemblables possible. La réponse aussi d’ailleurs, au cas où l’on viendrait à chercher une autre vérité. Ce sont en effet les questions qui trahissent le vraisemblable. L’expérience d’un communicateur se révèlera dans sa manière de tirer profit des problèmes pour créer une solution de communication. Au lieu de cacher les défauts, il les exploitera à travers une campagne. Les thèmes peuvent être variés : • Le secret ou le mystère, quand on n’a en réalité rien à communiquer • L’originalité, quand il y a erreur de positionnement • Une nouvelle pratique, quand l’habituelle révèle le défaut • L’auto-désirons, pour éviter la moquerie d’un concurrent • L’emphase, pour donner de l’importance à ce qui n’en a pas Voilà pourquoi les attachés de presse ne sont pas des journalistes. Ils n’informent pas (objectivement), ils communiquent (subjectivement). Bien que l’opinion des médias émergeant sur la toile se fasse davantage militante, la majorité de leurs ainés reste plus objective que la vérité qu’ils entendent relater. Pour y parvenir, ils doivent démêler le vraisemblable du faux qu’on leur sert sur un plateau. Finalement, cela donne du travail à tout le monde de ne pas dire directement toute la vérité. Je ne suis pas un délinquant et je n’incite nullement les autres communicateurs à la devenir. Devant un tribunal, la société a besoin de connaitre la vérité pour garder ses repères. Mais dans l’espace public, je connais au vraisemblable la capacité d’agir. Si l’intention est bonne, je n’hésite pas à choisir les mots justes, pourvu qu’ils permettent la rencontre (réelle cette fois-ci) entre l’émetteur et le récepteur.



Jérôme RAMACKER
52 remèdes à l’incommunication.



A LA UNE



Trophée de la Journée Mondiale de la Qualité

Partenaires Certification

Contact

Tél : +216 71 820 749
Fax : +216 71 820 689
Mob : + 216 26 526 100
Email :
   news@forumqualite.com
Statistique de visiteurs
» 1 En ligne
» 4 Aujourd'hui
» 147 Hier
» 329 Semaine
» 1865 Mois
» 26446 Année
» 50879 Total